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 Un monde meilleur (Tiré de le 9eme symphonie de Dvorak dite "du Nouveau Monde)

Qui de nous triouvera un monde meileur ? Qui de nous cueillera sa première fleur ? Est-ce toi, est-ce moi qui verra le jour où  ce monde sera un monde d'amour ? Qui de nous offrira de donner son coeur ? Qui de nous chantera un monde meilleur ? Un matin de printemps, le dernier chemin conduira noirs et blancs, la main dans la main. Qui verra le premier éclater le ciel ? Qui sera le premier d'un monde irréel ? Qui de nous cueillera sa première fleur ? Qui de nous trouvera un monde meilleur ? Un monde meilleur...

Revolver

Revolver, on entend que toi aujourd'hui. Revover, et ton nom domine la vie. Revolver, ton canon force le destin. Revolver, en cherchant le plus court chemin. Dans les rubriques des journaux, tu es le roi du fait divers. Au cinéma, à la radio, c'est toi qui rime avec enfer...Revolver, nous pourrions être des amis, révolver, mais la vie, toi tu la détruis...Revolver, toi qui fais pleurer les plus forts, Revolver, nul ne pleurera ta mort. Revolver, mais ce jour n'est pas là encore.

Mettons nos montres à l'heure

Mettons nos montres à l'heure, à l'heure de notre temps, mettons nos montres à l'heure, tant qu'il est encore temps. Est-ce l'heure d'accepter comme des moutons de panurge, ce que prêche l'oracle de la publicité, qui fait piètre tapage quand la mort avec rage déferle comme une vague sur les pays lointains ?...(Refrain)...Est-ce l'heure de se taire devant trop d'injustices ? Est-ce l'heure de garder les deux yeux bien fermés, alors que l'on se tue, qu'on massacre, qu'on torture, que règne la misère, la violence et la guerre ?...(Refrain). Est-ce l'heure de comprendre qu'on laisse à nos enfants, un monde bien trop noir, un monde sans espoir ? Et qu'il est temps d'apprendre, par delà la violence, à retrouver le sens d'amour-paix-liberté...(Refrain, Mettons nos montres à l'heure, à l'heure de notre temps, mais choisissons bien l'heure, tant qu'il est encore temps...

Crie-le, Ecris-le

On a tué l'enfant qui chantait en Afrique et j'entends dans le vent, sa complainte tragique. On offre des fusils, on livre des canons, il faut vendre à tout prix, qu'importe l'addition. Crie-le, écris-le, il faut dire la vérité, crie-le, écris-le, il ne faut pas la cacher. Au pays des guitares, Pablo est  fusillé, dans les villages le soir, il parlait d'allendé. Les droits de l'Homme, mon frère,  ne sont pas respectés, combien d'hommes sur la Terre meurent pour la liberté ? Crie-le, écris-le, il faut dire la vérité, crie-le, écris-le, il ne faut pas la cacher...

Quand je pense aux enfants qui naissent

Quand je pense aux enfants qui naissent et qui seront notre jeunesse quand nous aurons des cheveux gris, je pense aux miens, je pense aux vôtres, mais j'imagine aussi les autres...Je pense plus spécialement à ceux qui jouent dans les cratères que les obus font dans la terre, lorsqu'ils ne sont pas morts dedans. Je me demande dans quel monde ils vivront...C'est vous c'est moi que j'interroge, c'est la part de nous qui déroge...Nous leur enseignons des routes dont nous connaissons la déroute, j'espère qu'ils le sauront...Je n'accuse rien ni personne, mais leurs rires en moi réson-nent, plus forts que toutes nos raisons, nos slogans, nos systèmes, tous nos canons, tous nos grands thèmes ; j'espère qu'ils refuseront ce monde incertain que nous sommes où pour avoir leur pain, les hommes n'ont qu'à se tenir à genoux, à moins qu'avant vienne la bombe, à moins que nous creusions leur tombe, à moins qu'ils soient pareils à nous. Je me demande dans quel monde ils vivront, car j'espère, car je sais..Qu'ils vivront.

Le sang mêlé

Un peu plus clair, un peu trop clair, un peu plus brun, un peu trop brun, je suis perdu dans l'univers, un peu trop seul, un peu trop loin. Et j'ai le coeur entre deux terres, et j'ai la peau entre deux rives, alors j'ai peur, j'ai pas de frères, pas de drapeau et je dérive...Je ne suis qu'un sang mêlé, moitié d'ici, moitié d'ailleurs, un croisement sans destinée...J'ai dit aux hommes de la Terre de ne pas faire de différence, ils n'ont pas compris ma prière et m'ont donné l'indifférence... Les uns me disent "va chez les autres", les autres disent "t'es pas des nôtres", je me déchire d'un coeur à l'autre en recherchant ma mère promise. Si par malheur d'une autre Terre, nous vient la peur, le feu, le fer, on ne fera pas de préférence, on ne fera pas de différence. Je ne suis qu'un sang mêlé mais je suis l'avenir du monde. Quand tous les enfants de la Terre auront fait taire leurs différences, quand ils comprendront ma prière, il n'y aura que des sangs mêlés, des croisements de destinées... Le jour où viendra sur la Terre une nouvelle race d'hommes, la race humaine, la race d'hommes.

La musique des hommes

Le jour prend son éveil d'un côté de la Terre, et le soleil inonde de lumière tour à tout une moitié du monde. Je l'en-tends, tout doucement, c'est comme une prière qui vient chanter au nom de l'univers, oui mais elle ne vient pas du ciel...C'est la musique des hommes, c'est la musique des hommes, elle vient de la Terre entière, elle nous rend plus forts, plus frères...C'est la musique des hommes...Le soir étend son voile d'un côté de la Terre, et les étoiles vont poudrer de lumière, l'habit noir de la moitié du monde. Je l'entends, tout doucement, s'élève une prière, elle vient chanter au nom de l'univers, oui mais elle ne vient pas du ciel. C'est la musique des hommes...

Pour vous je chante

Quand je pense à l'enfant d'une future Terre,  cherchant sur le damier de noir en blanc, sa place, je revois les visages d'un père et d'une mère sans jamais que leurs mains ne se touchent et ne s'enlacent. Pour eux je chante, pour eux j'espère, pour eux je chante vers la lumière ; pour eux je chante, pour eux j'espère les yeux tournés vers la lumière. Quand je pense à mes frères, à ces hommes sans corps, tombés, réduits en cendres par la folie des hommes, je revois dansl eurs yeux, une lueur encore qui ne devra s'éteindre par la mort des pauvres hommes. (Refrain)...Quand je pense à cet homme, abandonné, meurtri, que l'amour et la vie semblaient vouloir quitter, je revois son bohneur, son regard ébloui, devant les gens heureux de l'entendre chanter. Pour eux je chante, pour eux j'espère, pour eux je chante vers la lumière, pour eux je chante pour eux j'espère les yeux tournés vers la lumière. Pour vous je chante, pour vous j'espère, pour vous je chante vers la lumière, pour vous je chante, pour vous j'espère, les yeux tournée vers la lumière.

 

 Quelques textes choisis parmi des dizaines et des dizaines...(Je n'ai pas osé mettre "tu n'as pas le droit"... Bof...J'aurais bien dû...).

Toi si doux, si humble, et bien...Tu cachais bien ton jeu...Rebelle ? Révolutionnaire ? Subversif ?...Non, simplement une âme pour un homme digne de ce nom, un homme dont le nom était âme...Un nom  dont l'âme fut faite homme !..Tels nos immenses Léo Ferré et Jean Ferrat, dans ce type d'engagements frater-nels et de revendications humanistes !! Mille mercis à vous trois...Et aux autres...

 

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                                     JOHN  NOUS  PARLE

                                            (Pensées tirées  de  son  livre)

 

 

                                                  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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